EMDR

Formée à la thérapie EMDR, qui est reconnue pour le traitement des scènes et évènements traumatiques, je m’en sers soit en complément du travail thérapeutique en Gestalt, soit en thérapie EMDR directement.

L’EMDR permet au cerveau de traiter à nouveau la scène traumatique, de la même manière que ce qu’il se passe la nuit lors du sommeil paradoxal où nous rêvons.

Pour provoquer ce retraitement, le cerveau a besoin de « stimulations bilatérales alternées », soit grâce aux mouvements des yeux qui suivent la main du thérapeute se déplaçant rapidement horizontalement de gauche à droite et de droite à gauche, soit au moyen de « tapping » (tapotements légers) que le thérapeute fait sur les genoux du patient.

C’est une thérapie qui a fait l’objet de nombreux protocoles de recherche, et a fait ses preuves, notamment avec les anciens combattants de la guerre du  Vietnam, aux Etats-Unis.

Il s’agit d’une thérapie psychocorporelle : elle passe par le corps, les émotions, le ressenti corporel. A ce titre, elle est préconisée dans le traitement des traumatismes dûs aux violences sexuelles.

L’EMDR complète bien le travail gestaltiste quand une personne souffre de scènes ou évènements marquants, non digérés.  C’est souvent efficace dans la mesure où ces séances interviennent au sein d’une relation thérapeutique déjà bien établie, de confiance et de sécurité.

Pour un travail direct en EMDR, il faut être conscient que cela nécessite la mise en place d’un cadre sécurisant. Ainsi il y a un travail préparatoire à effectuer en quelques séances, avant les séances EMDR proprement dites. De plus, malgré sa réputation de thérapie « miracle » et rapide, une seule séance EMDR ne suffit pas à traiter la problématique. Le plan de ciblage effectué lors du travail préparatoire permettra d’avoir une vision plus précise des séances nécessaires.