La première séance

Avant la première séance, il y a eu tellement de choses : prendre la décision d’aller voir « un psy », oui mais quel psy ? Demander une adresse, à son médecin, à des amis, avoir le numéro du psy dans sa poche, son portefeuille, pendant une semaine, un mois, voire même des années. Et puis, le coup de téléphone, l’accueil plus ou moins chaleureux au bout du fil, le rendez-vous immédiat ou plus lointain, le cabinet facile d’accès ou au contraire au milieu de nulle part, en pleine campagne… Et nous voilà, enfin, à cette première séance !

Pour moi, la première séance avec un nouveau patient est toujours source de curiosité. J’ai en tête l’appel téléphonique qui nous a permis de prendre rendez-vous, je sais en général le prénom et le nom de ce nouveau patient, et par quel biais, il me contacte (médecin, site internet, ami, etc.). Et c’est tout. C’est tout un monde qui s’ouvre à moi.

Cette première séance est l’occasion de faire connaissance. Le patient expose la raison de sa venue, l’évènement déclencheur, me pose des questions. Si il n’en pose pas (cela arrive), je vais quand même me présenter, présenter ma manière de travailler dans les grandes lignes. Nous allons commencer à dessiner notre cadre thérapeutique, qui sera réajusté dans les prochaines semaines (la durée de la séance, la fréquence, le tarif, etc.). Souvent quand le patient parle de ce qui l’amène à me rencontrer, s’amorce déjà un mouvement thérapeutique, qui là encore grandira et s’affirmera par la suite

Comment ressort-on de cette première séance ? Cela dépend de l’alchimie de cette rencontre, de pourquoi on vient aussi… Enthousiasmé, déçu, frustré (l’heure est passée trop vite), dans l’expectative, soulagé, un peu plus léger…