La théorie paradoxale du changement

Cette théorie est détaillée dans un texte très intéressant de Arnold Beisser, disponible en anglais et en français.

En voici un petit extrait :

[…] Le gestalt-thérapeute rejette le rôle de « changeur », car sa stratégie est d’encourager, voire de pousser, le patient à être ce qu’il est, là où il est. Il croit que le changement ne se fait ni en « essayant », ni par la contrainte, la persuasion, la perspicacité, l’interprétation ou tout autre moyen similaire. Au contraire, le changement peut se produire lorsque le patient abandonne, au moins pour le moment, ce qu’il voudrait devenir et tente d’être ce qu’il est. La prémisse est que la personne doit se tenir à un seul endroit afin d’avoir appui solide pour se déplacer et qu’il est difficile, voire impossible, de se déplacer sans cet appui.
[…]

En gros, je ne peux changer que ce que j’ai accepté.

Le travail thérapeutique en gestalt permet cette acceptation, cette compréhension de soi, et le changement se produit alors sans vraiment le vouloir.

C’est cette expérience que nous proposons dans notre groupe : vivre comment nous sommes, là où nous sommes. Nous proposons d’explorer, chercher, trouver, expérimenter ses propres points d’appuis, sans forcer, sans chercher à être quelqu’un d’autre, en vérité et respect envers soi-même. Nous savons, par expérience, que c’est grâce à cela que les ailes se déploient pour aller vers plus de liberté dans sa vie propre.